Snacks

Voici Snacks

Une idée à la fois, expliquée en entier. Et toujours là quand vous en aurez de nouveau besoin.

Pourquoi le travail se perd

Quelqu'un vous pose une question et vous connaissez la réponse. Vous vous asseyez, vous l'expliquez en entier, et c'est compris. Deux mois plus tard la même question arrive d'ailleurs et il faut tout recommencer. L'explication était bonne ; le problème, c'est qu'elle n'est restée nulle part où la réutiliser, la lier ou l'améliorer. Bien expliquer ne laisse rien derrière soi. Snacks est né de ce problème.

Ce qu'est un snack

Le vocabulaire est le même dans le code, dans l'interface et dans la conversation.

Bento

Le regroupement de snacks : plusieurs, dans l'ordre, autour d'un même sujet, pour qui veut le parcourir en entier. Aucun ne cesse de tenir debout tout seul parce qu'il est dedans.

Snack

Il explique une seule idée et s'arrête quand cette idée est là. Ce n'est pas le chapitre d'un long cours découpé en morceaux : c'est l'inverse, il s'écrit en entier et tient debout tout seul. C'est ce qui permet de le lier, de le commenter et de le regrouper avec d'autres sans perdre son sens — et c'est pourquoi, si vous n'en lisez qu'un, celui-là a déjà fait son travail.

Beat

Chaque étape à l'intérieur d'un snack : un texte, une figure avec laquelle on joue, une vérification. C'est la plus petite unité de contenu, pas un ornement — et c'est ce qui sépare un snack d'un article : l'idée se montre, elle ne se raconte pas seulement.

Pourquoi je l'ai créé

Portrait de Franco Lobos

Franco Lobos

Développeur et fondateur de Kluger Byte

Un ami m'a demandé où finissait ce qu'il produisait. Il travaillait comme en 2010 : exporter, copier, capture d'écran, importer, et chaque version à un endroit différent. Il n'avait besoin d'aucun cours. Il avait besoin de comprendre ce qu'est un fichier, une fois, correctement. Je me suis assis et je lui ai tout expliqué, et cela a marché.

Puis cela s'est reproduit. Un autre ami avait besoin d'un flyer : il l'a fait avec l'intelligence artificielle, le PNG était très réussi, et quelques semaines plus tard il n'a rien pu réutiliser — ni la mise en page, ni les décisions, ni la palette de couleurs, ni le contenu. Tout recommencer. La question était différente ; le problème, le même. Il n'avait pas besoin d'un programme. Il avait besoin d'une explication. D'un snack.

La matière, je l'avais. Préparer cette explication n'était pas le problème : le problème était ce qui venait après. Une explication isolée ne peut pas être liée, ni commentée, ni regroupée avec celles d'avant, et surtout elle ne laisse aucune manière de faire la suivante. Sans cela elle ne vaut presque rien, aussi bonne soit-elle. Snacks est né là : non pas d'écrire l'explication, mais de construire le système qui la rend réutilisable.

« Snack » est le nom que je lui ai donné. Ce qu'il nomme n'est pas nouveau — la capsule d'apprentissage existe depuis des années. Le concept n'est pas de moi ; la forme, si. Chaque snack s'écrit en entier, tient debout tout seul et se produit toujours de la même façon, pour que le suivant ne dépende pas d'un bon après-midi de ma part.

Cela ne sort pas d'une théorie non plus. Depuis que je programme, je mène des projets qui n'ont rien à voir avec la programmation avec git, un éditeur et des fichiers en local. Avec l'intelligence artificielle dans l'équation, ce n'est plus une manie à moi : aujourd'hui ce montage est absurdement pratique pour des travaux qui n'ont rien à voir avec le logiciel. C'est de là qu'est né le premier bento — les snacks qui le racontent en entier, l'un après l'autre.

Et là, cela a cessé d'être une affaire de fichiers. Un client qui vend du logiciel ne savait pas ce qu'est un microservice, et le même moule a fonctionné. C'est ce qui en fait un format : il vaut pour n'importe quelle idée que quelqu'un doit comprendre une fois, correctement.

Snacks n'est pas de l'éducation formelle et ce ne sont pas des cours. C'est un format pour transmettre des idées, une par une. C'est pourquoi chaque snack s'écrit en entier et tient debout tout seul : si vous n'en lisez qu'un, celui-là a déjà fait son travail.